Dimanche, 13 mai 2012
par Céline

Hong Kong, métropole contrastée

Bonjour à tous,

Véritable fourmilière humaine, les quartiers très contrastés de la ville de Hong Kong me captivent à chaque visite.

D’un coté, l’île de Hong Kong, cœur financier et politique avec ses gratte-ciels modernes et miroitants, ses grandes avenues à la New-yorkaise, ses magasins et restaurants très tendance qui attirent la bourgeoisie locale et les d’expatriés.

De l’autre coté, après avoir traversé une bande de mer en ferry ou en métro, Kowloon, avec ses enseignes lumineuses à perte de vue, ses bâtiments aux façades chargées, ses échoppes locales, ses cuisines de rue dont les émanations de viande bouillie vous soulève le cœur. Cette partie populaire de Hong Kong, scindée en quartiers thématiques est passionnante : rue des poissons, rue des fleurs, jardin aux oiseaux, marchés de Jade ou d’électronique, marché de nuit. Dans le mouvement de foule incessant je deviens boulimique de découverte et d’achats de ces nombreux gadgets chinois qui ne serviront peut-être qu’une seule fois.

Mon séjour à Hong Kong fut malheureusement trop court pour traiter un sujet bien particulier, et je vous joins ainsi un échantillon hétéroclite, au hasard de mes trouvailles et de mes envies photographiques.

A bientôt,

Céline

 

Jeudi, 26 avril 2012
par Céline

Exposition à Hong Kong

Bonjour à tous,

Une fois de plus, la photo me mènera à quelques milliers de kilomètres de notre France. J’ai eu l’immense plaisir de pouvoir me rendre à Hong Kong il y a quelques jours, afin de participer à une exposition d’Art de l’association caritative Zonta International. L’exposition a lieu à Exchange Square, cœur du centre boursier et financier de Hong Kong.

Les fonds récoltés auront pour but de soutenir un programme scolaire local, ainsi que d’autres projets sociaux. Les artistes et photos ont été sélectionnés par le comité de Zonta Hong Kong.

J’ai pris le soin de m’occuper personnellement de l’impression, ainsi que de l’encadrement. Ce travail m’a permis de renouer à nouveau avec le coté manuel et tactile, que nous perdons malheureusement en photo numérique.

Les retours, lors du vernissage, furent extrêmement positifs et encourageants. La douceur, la finesse des détails, la sensibilité qui se dégage des photos macros ont séduit nombreux visiteurs. Si vous ne connaissez pas encore mon travail macro-photographique, vous pouvez vous rendre sur mon site Macromania ici. Les photos ont été choisies parmi cette série, postée l’année dernière sur le blog.

Vous pouvez voir le catalogue des artistes et œuvres ici, ainsi que quelques images, ci-dessous, du lieu et de l’évènement.

A très bientôt,

Céline

Mardi, 17 avril 2012
par Céline

Sibérie – Lac Baïkal / Logistique

Bonjour à tous,

Suite à la publication du premier article sur le lac Baïkal, vous avez été nombreux à me faire part de vos commentaires. Une multitude de questions ont soudainement fusé. Où avez-vous dormi, qu’avez-vous mangé, faisait-il froid, avez-vous vu des animaux, quelles étaient les conditions de prise de vue ? C’est ainsi pour chatouiller votre curiosité que j’ai délibérément gardé toutes ces informations pour ce second article, avec à la clé, quelques anecdotes.

-27 degrés:

Mon arrivée en Sibérie restera longuement gravée dans ma mémoire. Comme un enfant, le nez collé au hublot et les yeux grands ouverts, j’essaie d’emmagasiner un maximum d’images et de décrypter les éléments de ce lieu inconnu. Le paysage ressemble à un gigantesque patchwork bicolore. Des champs recouverts de neige contrastent avec les parcelles de forêts couleur tabac. Après de nombreuses heures de vol dans un avion bondé et surchauffé, nous touchons le sol gelé de l’aéroport d’Irkoutsk. Les rais du soleil levant caressent le paysage blanc. La moindre source de chaleur laisse échapper de la fumée, ce qui accentue davantage l’ambiance glaciale du paysage. Avant mon départ, les prévisions météorologiques annonçaient -10 degrés. Cependant, à la descente de l’avion, le froid transperce mon corps tout entier en l’espace de quelques secondes. Le choc thermique est effrayant et j’eus, l’espace d’un instant, des doutes, quant au choix de ma destination. Toutefois, Arnaud m’accueille avec une bonne nouvelle. Ce matin là, il fait -27 degrés ! Je sais donc à quoi m’attendre pour les dix prochains jours et entame solennellement une préparation psychologiquement au froid.

Dans les rues, les voitures dégagent des fumées laiteuses et les gaz irritent rapidement la muqueuse nasale. A bord d’une Lada Niva, Arnaud nous conduit vers la maison de Nina, où nous passeront les 2 premières nuits avant de partir sur le lac. Je découvre dans cette habitation la chaleur de l’accueil russe. Le thé, les biscuits, les blinis, le pain perdu et la confiture maison nous attendent déjà sur la table. La pièce de vie, où grésille en  arrière-fond la radio, est l’étroite cuisine. Un chat dort sur le canapé. Un décor qui me rappelle celui de ma grand-mère : une toile cirée sur la table, un bouquet de fleurs fraîches dans un vase épais de cristal, un vaisselier en bois sur lequel sont déposés, pain, gâteaux et autres broutilles. Toutefois, cette atmosphère ne serait rien sans la douce et reposante présence de Nina. Une femme attentionnée, au regard empli de compassion, qui sera à nos petits soins pendant notre escale ici.

Hébergement :

Durant notre périple, les hébergements étaient très divers. Nous passerons tout d’abord une nuit dans un « complexe touristique » sur l’île d’Olkhon, puis une nuit chez le fils de Youra. Plus au nord, ce seront quelques nuits en cabanes avec pour seuls mobiliers nos lits, un saut d’eau et un poêle à bois. Avant de rejoindre la capitale, nous passerons encore une nuit groupée sous une yourte, ce qui m’a rappelé mon voyage de l’été dernier au Kirghizstan (voir article). Tout au long du voyage, Youra, nous fera découvrir les plats traditionnels russes: plov, blinis, borchtch, pelmeni, salade d’omoule et chachlik.

Au fur et à mesure, je prends conscience de l’importance des cabanes par ici. Cet abri soulève aussitôt des souvenirs d’enfance, lorsque nous allions, nous aussi, construire notre cabane en forêt, de préférence le plus éloigné possible. Cet engouement pour la cabane, la vie sauvage aux alentours, le silence et le retranchement serait-il ancré en nous dès notre plus jeune âge ? Je vous invite vivement à lire le livre de Sylvain Tesson, dans lequel il décrit son expérience de la solitude et du voyage immobile dans sa cabane (que nous avons d’ailleurs visitée).

En route vers le nord, Youra s’arrête soudain près de la berge. Nous descendons du véhicule et il nous indique une cabane de pêcheurs ou chasseurs, un peu plus haut dans la forêt. Il n’y a personne, mais l’endroit vit. Il faut baisser la tête pour pénétrer dans la pièce sombre. A l’entrée un lavabo, des étagères avec des vivres et un plat de pâtes non achevé, un fourneau, des lits. Sur la table, un jeu de carte déposé là, comme si la partie n’avait pas été achevée. Une lumière pénètre dans la pièce par une seule fenêtre. Je rêvais de capturer cette ambiance, mais il m’aurait fallu plus de temps et un pied, afin de travailler en pause longue. Dehors, comme toute cabane respectable, il y avait un bagna (sauna russe).

Température et prise de vue :

Les températures ont varié tout au long du séjour entre -10 degrés pour les plus douces et au moins -27 degrés pour les plus froides, mais le corps s’habitue progressivement au froid. Certains matins, alors que l’on croyait sentir un léger réchauffement, il ne faisait que -22 degrés. Les premiers jours, j’ai essayé de prendre des photos avec pour seule protection mes sous-gants (2 paires). Quelques minutes ont suffit pour couper toute sensation au bout de mes doigts. J’ai donc du apprendre à photographier avec les grosses moufles en duvet, deux fois aussi grandes que mes mains !

A ma grande surprise, les batteries (poignée MB-D10) ont été très résistantes et ne se sont pas déchargées aussi rapidement que je le craignais. Je n’ai pourtant pas été très vigilante et ne rangeais mon appareil qu’après plusieurs heures passées dans le froid. Les fortes variations de températures créées rapidement de la condensation sur le boitier et les objectifs. Il faut essayer d’appréhender le travail photographique avant de passer d’un milieu à l’autre.

J’ai réellement pris conscience du froid, le jour ou nous avons fait un barbecue sur la glace. Voulant prendre mon verre d’eau je m’aperçu qu’il ne restait qu’un glaçon. Le pain avait lui aussi déjà commencé à gelé.  Heureusement, il y avait la Vodka … et le thé bien sûr. Une dizaine de minutes sur place ont suffit à nous refroidir, toutefois,  après une marche en raquette sur une rivière gelée, les pommettes ont repris leurs couleurs.

Rencontres :

Au-delà de quelques pêcheurs rencontrés en chemin, nous avons eu très peu de contacts avec les autochtones. Les animaux étaient également absents lors de notre passage et l’on ne pouvait que deviner leur présence, grâce aux traces de loups et autres bêtes dans la neige. Les ours hibernent encore. Les Nerpas (phoques) se cachent sous leurs repaires, ou amas de neige, et ne sortent qu’à partir du mois d’avril.

J’espère avoir répondu à quelques-unes de vos questions. Les photos de cet article ne sont certes pas aussi épurées que celles de l’article précédent, mais se veulent de témoigner des conditions du voyage.

Ai-je oublié quelque chose ?

A bientôt

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi, 29 mars 2012
par Céline

Sibérie – Magie glaciale au Lac Baïkal

Bonjour à tous,

L’ébauche d’un voyage se dessine parfois plusieurs mois avant un départ. Une discussion, une image, un livre ou la curiosité d’un site vont faire éclore une envie puis murir progressivement dans mon esprit jusqu’à son accomplissement. L’idée de voyage sur le lac Baïkal remonte à plus d’un an, lors une discussion entre amis. Cependant, c’est indéniablement suite au reportage de Sylvain Tesson, qui séjourna 6 mois dans une cabane sur les bords du lac, que j’ai décidé de concrétiser ce projet. Une forte envie de découvrir ce nouveau décor, mais aussi mon inclination pour la nature sauvage et les grands espaces que la Sibérie peut offrir.

Le plus profond du monde.

Le lac Baïkal, également appelé la « perle de Sibérie », « Galápagos de la Russie », ou encore la « mer sacrée » par les autochtones croyants dans le chamanisme, est un ressource naturelle étonnante. Les chiffres qui le qualifient peuvent être employés au superlatif : lac le plus volumineux au monde avec 636 km de long, 80 km de large. Le plus profond avec 1637m de profondeur et son eau, la plus pure au monde, représente 20% du volume global d’eau douce. Ses fonds abyssaux regorgent d’une faune et d’une flore abondante, dont les deux-tiers seraient endémiques.

La pureté de l’eau lui confère cette particularité de se revêtir d’un miroir de glace dès le mois de février. Les températures, extrêmement froides, vont figer l’eau sur plus d’un mètre et le lac se transforme alors, l’espace de quelques mois, en terre « ferme » pour les habitants des rives et de l’île d’Olkhon.

A 5 heures de route de la capitale sibérienne Irkoutsk, s’élèvent en toile de fond les puissantes montagnes de la Bouriatie. Les rives du lac sont sauvages et pittoresques. Des conifères, dressés fièrement sur les rochers donnent un air de littoral méditerranéen et des plages de sable fin contrastent brutalement avec la masse de glace qui recouvre le lac à perte de vue. La Taïga se compose de cèdres, de mélèzes et de pins et bordent à satiété le lac sur plusieurs centaines de kilomètres. Le décor est spectaculaire.

Peu avant mon départ, une personne me fit remarquer qu’il n’est pas nécessaire d’aller si loin pour aller sur un lac gelé. Certes, mais l’aventure qui s’en suit et les images témoigneront du contraire. Je découvre une nature indomptée et surtout j’ai l’impression d’avoir pour la première fois vraiment entendu le silence.

Conduite sur glace.

C’est ainsi que commence l’aventure. Me voilà embarquée à bord d’un UAZ, ces mini-vans russes, avec deux autres voyageuses, passionnées par la Russie, le lac Baïkal et la nature en général. Arnaud Humann sera notre guide et compagnon de voyage. Il a rejoint la Sibérie il y a plus de vingt ans et nous fera partager son engouement pour cette région. Youra, météorologue à la station d’Ouzouri sur l’île d’Olkhon sera notre chauffeur.

Les conditions de conduite sur la glace demandent une expérience affirmée. En effet, celle-ci est en constante permutation et en pleine activité sous nos pieds, à la manière d’un volcan. De violentes détonations, similaires au lancement d’un feu d’artifice, retentissent continuellement. Puis s’en suit un sifflement qui parcoure plusieurs mètres voir kilomètres, en passant parfois juste sous nos pieds. Les plaques de glaces se déplacent, s’entrechoquent et se chevauchent pour créer un véritable chaos glaciaire. De gigantesques blocs bleutés, appelés « torosses » s’élèvent vers le ciel, c’est la loi du plus fort.

Youra, scrute le lac au fur et à mesure que nous avançons vers le nord. La concentration est de mise. Dès qu’une faille apparait à l’horizon, il ralentit et entame son contournement sur plusieurs kilomètres. Parfois, son passage est inévitable. Nous sortons alors du véhicule pour évaluer les risques et Youra vérifiera l’état de la glace à l’aide de son pic. Lorsque de petits cristaux apparaissent en surface de la faille, c’est un signe que l’eau n’est pas loin. La couche de glace peut alors être trop fragile pour supporter les quelques tonnes de l’UAZ et il faudra trouver un autre passage. La veille de notre première journée sur la glace, des locaux nous ont raconté qu’un bus s’était abimé au fond du lac il y a quelques jours. Imprudence ou destinée ? La force de la nature nous rend une fois de plus vulnérables.

Voilà tout pour la première partie de mon récit sur le lac Baïkal, je vous invite à présent à regarder les premières images. D’autres suivront bientôt.

En attendant, je tiens à remercier chaleureusement Alexey Golovinov, responsable de l’agence Baikal Lake, qui a su me guider dans le choix de ce voyage, mais également Arnaud, dont l’humour, la connaissance du terrain et la disponibilité ont rendus cette aventure inoubliable. Sans oublier Youra, personne extrêmement dévouée, prévenante et de grande confiance. Et bien sûr, un petit clin d’œil à Yvonne et Murielle, en les remerciant pour leur bonne humeur et leur simplicité dans l’instant présent.

Si vous avez des questions concernant l’intendance du voyage n’hésitez pas à me laisser un commentaire. J’y reviendrai un peu plus tard dans un prochain article.

A bientôt,

Céline

 

Jeudi, 1 mars 2012
par Céline

Carnaval et chariots de feu

Bonsoir à tous,

l’activité du blog au mois de février était un peu au ralenti. Des projets rédactionnels ainsi que la préparation d’un futur voyage au grand froid m’ont pris beaucoup de temps.

Cependant, le début du carnaval dans la région de Bâle était une parfaite occasion pour une sortie photographique. J’ai ainsi pu tester le Nikon D7000, qu’un ami me prêtera en second boitier pour mon voyage en Sibérie, dans le cas où mon D700 ne supporterait pas le froid!

A Liestal, petite ville frontalière de Bâle, on chasse l’hiver par le feu. Des centaines de torches géantes en bois ainsi que des chariots de plusieurs tonnes de bûches s’enflamment et descendent la rue principale de cette petite ville médiévale, sous le regard vigilant des pompiers.

Quelques images dans le feu de l’action, en guise de reportage.

A bientôt,

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi, 31 janvier 2012
par Céline

Aurores boréales à Tromso

21h45 : le roues de l’avion frôlent la piste gelée, avant de freiner brutalement pour rejoindre le terminal de l’aéroport. Je regarde à travers le hublot et j’aperçois dans la nuit un paysage blanc, recouvert de neige fraichement tombée et constellé de points lumineux : Tromso, petite ville de Norvège au nord du cercle polaire arctique. J’essaie impatiemment de déceler dans le ciel ce pour quoi je suis venue avec un ami photographe : les aurores boréales.

C’est la première fois que je franchis la ligne du cercle polaire et déjà, je ressens cette impression d’être aux confins du globe. Je ne peux m’empêcher de penser au Spitzberg, royaume des glaces, qui n’est plus qu’à 1h30 de vol d’ici.

Vidleiv, nous attend à l’arrivée. Après de chaleureuses présentations, il nous conduit sur son île de Ringvassøy, située à 45min de route de Tromso. Pour y accéder, nous faisons des sauts de puces entre différentes îles toutes reliées par des ponts et un tunnel à 56 mètres sous la mer. Une couche de glace luisante recouvre la route, mais Vidleiv est un conducteur aguerri et semble être indifférent à ces conditions. Le paysage blanc défile rapidement et j’ai à peine le temps d’apercevoir les maisons norvégiennes en bois coloré, illuminées par des lampes et des bougies. J’ai l’impression de tourner les pages d’un livre de contes pour enfants.

Une fois arrivés à notre « cabine », nous nous empressons de nous habiller chaudement et de prendre notre matériel photo. Nous marchons quelques dizaines de minutes dans la neige, à travers des broussailles et buissons, pour nous éloigner de toute pollution lumineuse.

Nous déposons la peau de phoque sur le sol et attendons patiemment, les yeux levés vers le ciel, le début du spectacle. Ce premier soir, malgré une voûte céleste claire et dégagée, les aurores sont rares. Une ou deux se dressent timidement à l’horizon, mais elles sont de faible intensité et ne durent que quelques secondes. A peine le temps pour déclencher. Il ne fait pas très froid, au plus -3 degrés, mais la légère bise ne va pas tarder à nous ankyloser l’extrémité des doigts et des orteils. Il est 03h00 du matin, nous rentrons et je m’abandonne encore une dizaine de minutes dans le sauna pour me réchauffer.

Le lendemain se déroule devant moi une nouvelle toile de fond. Les cabanes sont installées au bord de mer et font face à une autre île montagneuse. La pureté de ce paysage et l’éloignement de toute habitation me laissent sans voix. En cette saison, il ne fait jour que quelques heures dans la journée. Le soleil s’élève craintivement derrière les collines vers midi pour se coucher à nouveau vers 15h00. Ces quelques heures de lumière sont précieuses pour les norvégiens. Je découvre de nouvelles tonalités de lumière, d’une douceur exceptionnelle. Les rayons du soleil caressent le haut des montagnes enneigées et je comprends dorénavant la lumière rosée que l’on observe sur ces images du pôle nord, ou l’on ne différencie quasiment pas l’aube du crépuscule.

Le second soir, lors du dîner, nous ne pouvons nous empêcher de sortir régulièrement pour scruter le ciel. L’appareil photo attend lui aussi déjà sur son pied. Aurore en vue ! Nous laissons tomber couteaux et fourchettes et nous précipitons au dehors. Le saumon fumé attendra. Cette seconde nuit sera le théâtre d’un spectacle mémorable. Telle une diva, l’aurore se décline sous de nombreuses formes mystiques. Elle danse au-dessus de notre tête avec lenteur et sensualité. Chaque apparition est unique et va du simple arc de cercle aux formes les plus tournoyantes. Je pars en voyage avec elles, je les suis, les regarde, les devine et mon âme toute entière se laisse aspirer vers le ciel.

Les aurores s’estompent peu à peu et retournent se coucher derrière les montagnes. Fin du premier acte. Nous rentrons nous réchauffer quelques heures et finissons notre dîner. D’après Marit et Vidleiv, nos hôtes, nous avons beaucoup de chance. Ce ne sont pas les aurores les plus lumineuses qu’ils aient vues, mais ils les estiment à 6-7 sur une échelle de 10. Cette nuit semble être propice et nous ressortons plus tard dans la nuit. Au bout d’une demi-heure, la première aurore point peureusement derrière la colline. Elle avance et s’étale délicatement pour finalement recouvrir une grande partie du panorama astral. J’ai l’impression d’être sous une coupole magique et protectrice. Il me faut faire un mouvement de la tête de 180 degrés pour la suivre sur toute sa trajectoire.

De retour au chaud je ne peux m’empêcher de visualiser les images sur l’écran de mon appareil. Il est difficile de connaitre le résultat et il faudra pour cela attendre le transfert final des photos. Les pauses étaient relativement longues (20-30s) et j’espère qu’il n’y aura pas trop de bruit. Néanmoins, la plus grande difficulté fut de faire la mise au point dans ce paysage obscur. Il est impossible d’utiliser l’autofocus et il faut régler la netteté au feeling, ou à l’infini.

Pour ceux qui se demande encore ce qu’est une aurore boréale, voici une description simplifiée du phénomène : « Lors de grandes explosions ou éruptions solaires, de grandes quantités de particules sont projetées dans l’espace par le soleil. Lorsqu’elles entrent en collision avec le champ magnétique de la Terre, elles sont dirigées en un cercle autour du pôle Nord magnétique, où elles interagissent avec les couches supérieures de l’atmosphère. L’énergie ainsi libérée donne les aurores boréales. Tout ceci se produit à une centaine de kilomètres au-dessus de nos têtes ».

La tête dans les étoiles, il faut dorénavant quitter cette terre nordique et je me surprends à être aussi mélancolique et affectée par ce départ. J’ai l’impression de quitter un univers nouveau et je suis bouleversée par la beauté du paysage, de jour cette fois-ci, qui nous mène à l’aéroport.

Voici en image, le résultat de ces deux jours passés sur l’île de Ringvassøy. Il n’est pas dans mes habitudes d’écrire un texte aussi long, mais il ne semblait nécessaire de décrire ce phénomène avec des mots, afin de partager avec vous toute la magie qu’il suscite.

Je me réjouis d’avance de vos commentaires et vos impressions.

A bientôt,

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche, 22 janvier 2012
par Céline

Jugement National 1: Papier Noir et Blanc

Bonsoir à tous,

Ce weekend a eu lieu le jugement du concours National 1 Noir et Blanc de la Fédération Photographique de France.

Pour cette compétition, Albert Debieve, commissaire Noir et Blanc à la FPF, m’a sollicité en tant que juge avec Jean-Jacques Delattre et Christophe Meyer. L’évènement a été organisé par le club A.C.S Peugeot Citroën de Mulhouse, qui, rappelons-le, a remporté la Coupe du monde des clubs de la FIAP au mois de décembre 2011.

La compétition s’est déroulée sur deux jours. La première journée, nous avons noté entre 6 et 20 les 700 photos présentées et attribué nos coups de cœur. Le deuxième jour était consacré à la délibération des juges et à l’attribution des médailles et diplômes. Les résultats seront très rapidement mis en ligne sur le site de la Fédération.

Le concours National 1 Noir et Blanc regroupe 35 clubs parmi les meilleurs clubs français dans la catégorie Noir et Blanc pour l’année en cours (environs 500 clubs affiliés). Chacun de ces clubs peut participer avec un maximum 20 photos. Aucun thème n’était imposé et un large éventail de sujets photographiques a été représenté: paysages, portraits, photos de studio, photos reportage, triptyques, photos culinaires, photos animalières, photos abstraites.

La difficulté dans ce type de compétition est de rester constant dans son jugement sur toute une journée de travail et ne pas se laisser influencer par son propre domaine de prédilection. Il s’agit d’évaluer la qualité de la photo, d’un point de vue technique et esthétique, mais également prendre en compte le contenu de l’image et le message émotionnel qu’elle cherche à susciter. Un jugement reste malgré tout très subjectif, et alors que nous étions dans la majorités des cas homogènes dans notre notation, certaines images ont donné lieu à des écarts de note très importants entre les juges (19-11-17). Nous avons eu la possibilité de débattre et d’argumenter notre position devant le public.

Conséquences d’un tel jugement : les 10 premiers clubs gagnants montent d’un rang et iront l’an prochain en Coupe de France, alors que les 10 derniers retomberont d’un cran.

Ci-dessous, quelques photos du déroulement du jugement (dont certaines prises par Philippe Litzler).

A très bientôt.
Céline

Lundi, 16 janvier 2012
par Céline

Ski de randonnée aux Contamines

Bonjour à tous,

Le ski de randonnée est une activité qui m’a toujours fait rêver et j’avais décidé de tenter cette nouvelle expérience cet hiver. La situation météorologique du weekend dernier apportait toutes les conditions requises pour cette première aventure hors des pistes de ski balisées. Je remercie chaleureusement Jean-Marc Duriaux, guide de montagne et photographe de sport expérimenté, qui eu la gentillesse et la patience de m’initier à cette activité dans la région de Chamonix.

Une fois les peaux fixées sur les skis et après une introduction au système ARVA (détecteur de victimes d’avalanches), nous entamons une pente douce vers le col de la Cicle. La fin de la montée est raide et il faut enchainer une dizaines de conversions avant d’arriver sur une arrête d’à peine 2 mètres de large. Nous profitons dorénavant d’un panorama à 360° à couper le souffle. Après une collation énergétique, nous entamons la descente. Certaines pentes sont encore vierges, avec une neige douce et légère, alors que d’autres raidillons sont déjà tracés par des skieurs.

Cette journée m’a apporté toute l’exaltation et la liberté que j’attendais, à savoir l’effort physique, l’ouverture vers de grands espaces vierges, la pureté de la neige, le calme et la sérénité du fait de l’éloignement des installations mécaniques. Et bien sûr de l’adrénaline.

Quelques photos pêle-mêle de cette journée afin de vous faire partager la grandeur et l’immensité des sommets alpins.

A bientôt,

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous invite à visiter le site de Jean-Marc Duriaux ici. Cela vous donnera sans aucun doute des envies de glisse et de poudreuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi, 5 janvier 2012
par Céline

Expo à l’École supérieure des Arts de Mulhouse

Bonsoir,

A l’occasion de l’ouverture de la ligne TGV Rhin-Rhône, de nombreux membres de l’association Saint-Louis pour la Photo, dont je fais partie, participent à l’exposition “Un train peut en cacher un autre » à l’École Supérieure d’Arts de Mulhouse. L’exposition se prolongera jusqu’au 17 janvier (entrée libre).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’en profite pour citer également une autre exposition d’un ami photographe, Julien Hofschirr, qui s’intitule « Les pieds sur terre? ». L’exposition se tient au Triangle à Huningue jusqu’au 19 février.

 

 

 

 

 

 

 

Bonne visite.

Céline

 

 

Mercredi, 21 décembre 2011
par Céline

Joyeux Noël !

Bonsoir à tous,

La magie de Noël avance à petits pas feutrés dans la neige qui vient de tomber en Alsace. Il est temps pour moi de vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année, en famille ou entre amis. Que ces quelques jours de festivité vous apportent bonheur et allégresse. Profitons aussi de la présence de tous ceux qui nous entourent et donnons un moment de répit à nos tracas quotidiens.

J’espère vous retrouver aussi nombreux l’année prochaine pour de nouvelles aventures photographiques. Mes remerciements les plus chaleureux à tous les lecteurs, à ceux qui me laissent des commentaires, mais aussi à ceux qui préfèrent passer et regarder en toute discrétion.

Joyeux Noël à vous,
Céline

Lundi, 12 décembre 2011
par Céline

Jodhpur: The Tea Shop

Bonjour,

Au mois de janvier je faisais l’éloge du thé dans un article consacré à celui-ci et à sa récolte dans l’état du sud de l’Inde, le Kerala. Aujourd’hui je vous emmène prendre un « masala chai » dans une échoppe de la vieille ville de Jodhpur. C’est le point de rencontre de nombreux indiens, qui passent prendre un verre, une tasse ou un petit gobelet, échangent quelques mots, laissent 1 centime d’euro et poursuivent leur chemin. Des dizaines de litres de laits sont bouillis et mélangés chaque jour.

En Inde, on vous proposera un thé à chaque coin de rue et dans chaque magasin. Il m’est arrivé de me faire héler par une dame à travers la fenêtre de sa maison, curieuse de me voir dans sa petite ruelle. Son mari, qui se trouvait sur la pas de la porte, m’a proposé d’entrer et de prendre une tasse de thé avec eux. Une hospitalité, que nous occidentaux, pourraient trouver suspicieux.

Le masala chai est le thé au lait et aux épices. D’après Rekha, chez qui j’ai pris des cours de cuisine indienne, il faut faire bouillir le lait 5 fois, afin de le débarrasser des bactéries. On aura rajouter auparavant du thé noir, une pointe de mélange d’épices et du sucre. Vous pouvez trouver ce mélange prêt à être consommé, ou alors le préparer vous-même. En voici la composition: cardamome, gingembre, poivre noir, cannelle, clous de girofles (facultatif: noix de muscade et son écorce, le macis). Essayez! En hivers c’est très bon pour combattre la grippe!

Bon thé.

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi, 5 décembre 2011
par Céline

Jodhpur: La cité bleue du Rajasthan

Azur – Azurin – Céleste – Ciel – Dragée – Maya – Roi sont autant de noms qui pourraient qualifier les nuances des bleus de la ville de Jodhpur, appelée, à juste titre, la « ville bleue ». Elle est la seconde plus grande ville du Rajasthan en Inde après Jaipur, capitale de cet état. Autrefois, la couleur bleue permettait d’indiquer les demeures de la caste des brahmanes. Aujourd’hui, on utilise ce pigment comme répulsif destiné à repousser les moustiques.

Le choix d’une destination de voyage est toujours motivé par des envies, des rêveries, des espoirs ou parfois par simple fantaisie. Outre l’envie de me rendre en Inde en cette fin d’année, la cité bleue, qui s’étend en lisière du désert du Thar, résonnait mystérieusement en moi depuis quelques années déjà. Je rêvais de découvrir les ruelles tortueuses de la vielle ville et d’aller à la rencontre des âmes qui l’habitent.

Je reviens l’esprit coloré et joyeux, pas uniquement par le bleu de la ville, mais aussi, par ces centaines de femmes, toutes vêtues de splendides saris aux couleurs vives s’accordant à merveille. Difficile de refaire surface dans notre monde hivernal, où les journées sont courtes, les températures basses et nos tenues vestimentaires sombres et tristes.

Après cette courte introduction sous forme de patchwork, je vous présenterai quelques instants de vie. Nous commencerons par prendre un chai (thé) dans une ruelle proche du Sadar Bazar, puis nous rendrons visite à ma coiffeuse dans son beau salon bleu, et ferons ensuite un petit tour de la ville en scooter. Nous finirons dans la cuisine de Rekha, qui eut la gentillesse et la patience de m’initier à la cuisine indienne et au mélange de milles saveurs.

Il est vrai que j’ai pour habitude de montrer sur ce blog des sujets photogéniques et esthétiques. Cependant, des discussions récentes sur l’Inde avec diverses personnes m’ont fait prendre conscience que ce pays, qui me fascine tant, peut pour certains s’avérer cauchemardesque, tant par ses odeurs, ses bruits, ses mouvements incessants, ses immondices aux coins de rues, que par sa pauvreté et sa misère. Toutefois, comme le disait le philosophe David Hume, « la beauté des choses existe dans l’esprit de celui qui les contemple ». Montrer des motifs esthétiques ne veut pas dire se voiler la face sur le reste et faire abstraction des choses moins enchanteresses. L’Inde fascine ou effraye. Mais c’est définitivement un pays qui ne peut se vivre qu’à moitié. On le fuit ou on l’explore avec passion.

A très bientôt.

Céline

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi, 11 novembre 2011
par Céline

Salon de la Photo 2011 – Didenheim, Alsace

Bonsoir à tous,

Un petit post rapide pour vous informer d’une exposition photo, à laquelle je participe ce weekend. J’expose 3 séries de photos de voyages sur le Kerala (Inde).

Rendez-vous samedi 12 et dimanche 13 novembre à la salle de Gymnastique de Didenheim (Alsace).

Bon weekend.

Céline

 

 

 

 

 

Petit compte rendu après cette première exposition régionale. Les retours ont été très positifs, aussi bien au niveau du sujet et de la cohérence des photos, que de la qualité d’impression.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai investi, il y a tout juste 1 mois, dans une imprimante Epson R3000 et j’ai profité de cette exposition pour faire mes propres tirages. J’ai utilisé pour cela du papier d’art matt de Hahnemühle: Photo Rag et Bamboo. Je suis très satisfaite du rendu des couleurs et de la restitution des détails.

Un grand merci à toutes les personnes qui sont venues me voir ce weekend, et pour les autres, voici ci-dessous un aperçu de ce que j’avais exposé.

Last but not least, j’ai eu le plaisir de découvrir ce matin mon espace photo dans les pages du journal l’Alsace ici.

A très bientôt.

Céline

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi, 2 novembre 2011
par Céline

Chamonix : Mer de Glace et Lac Blanc

Bonjour à tous,

Les deux versants enserrant Chamonix offrent des points de vue et des panoramas exceptionnels.

Celui du Mont-Blanc fait rêver de nombreux alpinistes et amoureux de la montagne. Sans aller dans le sport extrême, il est tout à fait possible, avec un peu d’entrainement et d’assurance, de se rapprocher de cette chaîne de montagne et de marcher prudemment sur la mer de glace, ce glacier de 7km de long. On peut alors admirer l’Aiguille verte (4 122 mètres) et le sommet des Drus .

Le versant opposé borde le massif des Aiguilles rouges. Le miroir du somptueux Lac Blanc, ne se mérite qu’ après une montée raide et escarpée. Heureusement, de temps en temps les bouquetins pointent leur museau hors des rhododendrons et des rochers pour nous faire oublier la rudesse du sentier.

Un site exceptionnel à découvrir ici en photo.

A bientôt.

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

Dimanche, 2 octobre 2011
par Céline

Rallye de France 2011 en Alsace

Bonjour,

Le Rallye de France s’est déplacé pour la deuxième année consécutive en Alsace et ce fut pour moi une excellente occasion de combiner une randonnée dans les Vosges ainsi qu’un entrainement à la photographie de sport.

Malgré l’abandon prématuré de notre champion alsacien Sébastien Loeb, les spectateurs passionnés de rallye étaient au rendez-vous et l’ambiance, au pied du Grand Ballon, fut très animée, surtout au passage des premières voitures WRC.

Ce type d’évènements sportifs est une excellente occasion pour diversifier son travail photographique ainsi que pour progresser techniquement. Après avoir trouvé, dans la foule, un emplacement intéressant, il s’agit de choisir le bon compromis entre vitesse et ouverture, selon l’effet souhaité. Pour la deuxième spéciale, je me suis placée à la sortie d’un virage, avec l’appareil quasiment au ras du sol. L’arrivée des premières voitures, à plus de 170km/h avant le virage est à couper le souffle.

Je vous laisse découvrir quelques images, avec en premier, le leader de la course de ce samedi 01 octobre 2011, Sébastien Ogier.

Bon dimanche.

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi, 26 septembre 2011
par Céline

Jugement du 15ème Salon de la Photographie de Colombier Fontaine

Bonsoir à tous,

Le weekend dernier a eu lieu le jugement du fameux concours photo international de Colombier Fontaine, et j’étais engagée en tant que l’un des 3 juges pour la sélection des photos avec François Texier, Isabelle Alt, Philippe Litzler étant juge suppléant.

Au total, ce furent 432 photos en noir et blanc et 527 photos en couleurs qui passèrent entre nos mains. Les 10 premières images de chaque catégorie, ainsi que les coups de cœur du jury, seront exposés lors du 15ème Salon de la Photographie, qui aura lieu du 21 octobre au 30 octobre 2011 à Colombier Fontaine. J’exposerai également une dizaine de photos lors de ce salon.

Les résultats ont dors et déjà été publiés et peuvent être consultés sur le site du Photo Club de Colombier Fontaine ici.
Très bonne journée.
Céline

 

 

 

Dimanche, 18 septembre 2011
par Céline

Kirghizstan : galerie en ligne

Bonsoir,

Revenir d’un voyage avec des centaines d’images demande toujours un certain temps et suffisamment de recul pour apprécier les photos, faire le tri et sélectionner les meilleurs clichés. C’est un travail difficile, le coté émotionnel des rencontres sur place pouvant influer sur le choix des photos. Mais c’est finalement ce choix et cette appréciation personnelle qui sera la signature du photographe.

Vous pouvez découvrir la galerie complète du Kirghizstan dans le portfolio ici. Elle est scindée en 4 catégories : Noir & Blanc, Paysages, Urbain et Vie nomade. Vous retrouverez la plupart des photos présentées dans le premier post sur le Kirghizstan (Rencontre avec la nature).

Bonne découverte à toutes et à tous.

Céline

Vendredi, 19 août 2011
par Céline

Kirghizstan: rencontre photographique

Bonjour,

Vous avez été très nombreux à me faire part de vos impressions sur le premier article du Kirghizstan et je vous en remercie. Je dois pourtant vous avouer que photographiquement, et ce, pour diverses raisons, je suis un peu restée sur ma faim. L’activité photographique durant le trek fut plus modérée que je ne l’espérais. Je m’étais préparée au fait que voyager en groupe empièterait sur la liberté de déplacement ainsi que sur la liberté temporelle, mais ce que j’avais totalement sous-estimé, c’est la fatigue, qui jour après jour se faisait ressentir un peu plus.
En effet, les journées de marche étaient longues et j’ai dû, à plusieurs reprises, me faire violence pour sortir mon appareil photo lors de l’ascension de certains cols. Par ailleurs, les plus beaux moments de la journée, le matin et le soir, étaient des moments de repos que j’appréciais fortement.

Voici dorénavant le verdict du choix des optiques, qui, je vous le rappelle étaient : 14-24mm, f2.8 / 50mm, f1.8 / 70-200m, f2.8 et le 105mm, f/2.8.

14-24mm, f2.8 : Louer cet objectif fut une brillante idée et je vous recommande cette solution si vous hésitez à acquérir un objectif (Objectif Location). Il n’y a que dans ces conditions que l’on peut réellement tester, évaluer l’utilité et surtout apprécier la qualité d’un objectif. Le 14-24mm est extraordinaire. Les photos de paysage sont dynamiques et ont un piqué exceptionnel. Cependant, j’ai totalement surestimé mes besoins en 14mm. L’immensité des paysages est telle, qu’au 14mm tout semble être plat ou sur le même plan. Pour être sûre du résultat, je doublais parfois la photo, au 14mm puis au 24mm et j’essayais, sur les conseils d’un ami, de mettre un avant-plan intéressant. Certes, pour les photos prises au Lac Song Kul, le 14mm était tout adapté (celles avec le ciel chargé de nuages blancs). Et que dire de l’arc-en-ciel qui a suscité tant de commentaires et de doutes, quant à la réalité de la scène et l’authenticité de la photo? Outre une qualité exceptionnelle, je ne suis pas convaincue par le 14mm. Cependant, à partir de 16-18mm, cet objectif devient très intéressant (avis tout à fait personnel).

50mm, f1.8 : Je redécouvre la photographie légère. Petit objectif passe-partout, très lumineux, que j’ai utilisé dans de nombreuses situations : paysages, portraits, ville. Cette optique fixe m’a obligé à me déplacer et à soigner davantage mon cadrage.

70-200m, f2.8 : J’ai fait peu de photos avec ce téléobjectif et je pense que j’aurais pu m’en passer.

105mm, f2.8 : un de mes objectifs préférés. J’aime le rendu du 105mm, que ce soit en portraits, pour des détails sur les marchés, ou des macros végétales.

Si vous me demandiez aujourd’hui de refaire mon choix pour ce voyage je répondrais : 21mm, 50mm et 105mm. 3 optiques couvrant suffisamment bien les sujets et bien plus légers.

Quelques photos, prises respctivement aux 14mm f2,8/50mm f1,8/105mm f2,8 et 70-200 f2,8

   

Pour conclure, voici l’histoire d’une rencontre photographique tout à fait improbable. Franck Simonnet, photographe freelance, découvre mon site il y a quelques mois et me contacte par mail quelques jours avant mon départ, pour me dire qu’il sera également au Kirghizstan en juillet. Il pratique la photographie aérienne et maîtrise, à haut niveau, le vol en paramoteur et la photographie. Nous essaierons de nous voir là-bas, à Karakhol, mais savons tous les deux qu’une rencontre dans un pays lointain, sans moyen de communication sur place, est assez invraisemblable. Finalement, ce n’est qu’un retard de 10 minutes qui m’aura fait douter de la probabilité de ce rendez-vous. Nous sirotons un thé en face des falaises de Jety Oguz et passons un agréable après-midi en compagnie de ses parents au bord de la rivière. Je vous invite à visiter son site et j’espère, malgré ses soucis mécaniques rencontrés en milieu de séjour, pouvoir admirer quelques photos aériennes du Kirghizstan: site Franck Simonnet.

La galerie complète du Kirghizstan devrait être en ligne très prochainement.

A bientôt

Céline

 

Dimanche, 31 juillet 2011
par Céline

Kirghizstan: rencontre avec la nature

Bonjour à tous,

Après un mois d’absence, il est temps pour moi de refaire lentement surface dans notre monde photographique. Comme chaque fois, le retour est violent et je me sens encore rêveuse … pour quelques jours encore ou quelques heures.

Mon voyage au Kirghizstan, qui vient tout juste de s’achever, fût fascinant, pourtant très différent des autres voyages. Les rencontres humaines avec les Kirghizes ont été clairsemées et moins intenses (je pense en particulier à mon voyage en Inde en janvier). En revanche, la rencontre avec la nature a largement dépassé mes attentes et j’ai ressenti durant tout le séjour une forte exaltation devant tant de beauté. Je ne m’attendais pas à une diversité de paysages et de flore aussi marquée.

Tout d’abord, dix jours de marche, loin de la civilisation urbaine, où mes sens ont pu se reposer ou plutôt s’affiner. Ainsi, je me remémore délicieusement ces petites choses, qui, dans notre vie de tous les jours, seraient étouffées par les mille et unes agitations.

Le bruit sourd et les vibrations des chevaux galopant sur le tapis d’herbe et de fleurs,
Le vol silencieux de l’aigle qui planait sur nos têtes,
Les mille senteurs des herbes aromatiques caressées par nos chaussures,
Le bruit sec des gouttes de pluie et de grêle qui viennent s’écraser contre la toile de tente,
Les vagues du Lac Song Kul (3000m d’altitude) qui venaient effleurer les galets et qui rappelaient le clapotis de la mer,
Le souffle chaud des vaches qui venaient brouter sur le terrain que nous leurs avions emprunté pour une nuit,
Le vent qui tentait de s’engouffrer sous nos tentes lors d’une ou deux tempêtes,
Les moutons, parfois égarés, qui criaient au secours de leur troupeau,
La force et l’abondance de l’eau des torrents, que nous devions traverser à plusieurs reprises pour regagner le sentier d’en face,
Le soleil qui me brûlait la peau, mais aussi le froid vivifiant,
Le vent vigoureux, qui, au fur et à mesure des jours, me vidait l’esprit et me procurait une sensation d’apaisement et de plénitude.
Et puis la vision du prochain sommet, qui, parfois, ne se rapprochait que très lentement, chaque colline en cachait une autre.
Mais surtout, le silence de la montagne lorsque nous atteignions le sommet et que nous passions de l’autre coté du col.

Les rencontres avec les nomades kirghizes furent brèves, mais touchantes. Le sens de l’hospitalité et leur curiosité apportaient de la chaleur dans leur regard et leurs gestes lorsqu’ils faisaient couler le chai (thé) du samovar et qu’ils rompaient le pain en signe de partage et de communion.

Je regrette de n’avoir pu partager plus longtemps quelques instants de cette vie en estive, où les journées sont rythmées par la traite des vaches, des juments, la tonte des moutons, la préparation des repas pour la famille, le ramassage des bouses ou crottins pour faire le feu sous la yourte. La montagne nous rappelait qu’il fallait avancer au camp suivant.

La seconde partie de mon séjour ne m’a pas davantage permise de me rapprocher des autochtones (à quelques rares exceptions). La barrière de la langue, russe et kirghize, entravait toute conversation et lorsque je réussissais à organiser ma nuit et mon repas j’étais contente.

Je vous parlerai ultérieurement de mon expérience photographique, des difficultés rencontrées, du verdict de mes choix de matériel.

Sans vous faire plus attendre, je vous joins un éventail d’images des merveilleuses contrées traversées. Je n’ai aucun doute que ce pays attirera dans les prochaines années de nombreux visiteurs, amoureux de la nature et de la montagne. Le peuple kirghize est accueillant et ne demande qu’à nous recevoir.

Mes remerciements les plus sincères à nos guides, cuisiniers et chauffeurs, ainsi qu’à Stéphane Aubree de l’agence Ultimate Adventure et au groupe de marche pour leur agréable compagnie.

A très bientôt,

Céline

 

Lundi, 4 juillet 2011
par Céline

14mm vs 24mm: Randonnée des 4 lacs

Bonjour à tous,

C’est toujours en préparation de mon voyage imminent que je suis allée randonner le weekend dernier. Cette sortie n’avait pas que pour but l’exercice physique, elle devait également me permettre d’essayer l’exceptionnel Nikon 14-24mm, f2,8, qu’un ami eu la gentillesse de me prêter. En effet, je souhaitais déterminer si un grand angle était indispensable pour mon voyage au Kirghizistan. Cette promenade alpine fut la réponse à ma question et j’ai donc décidé de faire appel aux services d’Objectif-Location.fr. Ce service de location par Internet, testé au mois d’avril par le magazine Réponse Photo, a de très bonnes critiques, tant au niveau de la qualité du matériel que du service. C’est une première pour moi, et je vous ferai un petit compte rendu à mon retour.

Les 2 séries d’images ci-dessous ont été prises au 14mm, puis au 24mm. Après avoir lu plusieurs articles sur ce grand angle, je constate effectivement qu’il faudra éviter les prises de vue sans points d’intérêt au premier plan, au risque d’avoir une image manquant de relief et de profondeur. Toutes les autres photos ont été prises au 14mm. Outre sa grande luminosité (f2,8, surtout nécessaire pour des photos d’intérieurs), cette optique a un excellent piqué, ce qui me déçoit souvent dans les photos de paysages faites avec mon 24-70mm. Vous trouverez un test complet du 14-24mm ici.

Mon choix de matériel étant résolu*, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un très agréable mois de juillet, gorgé de bons moments estivaux.

Je vous retrouverai sur le blog début août, pour les premières impressions et images de Kirghizie.

A très bientôt.

Céline

*D700, 14-24mm f2.8, 50mm f1.8 et 70-200mm f2.8