Vendredi, 24 juin 2011
par Céline

Interview sur TTG – en français

Céline Jentzsch, utilisatrice de longue date de TTG et collaboratrice au magazine photo Le Monde de la Photo, vient de lancer son nouveau site cfotogenic.

Pour sa conception, Céline a utilisé TTG Pages, TTG Auto Index CE et TTG Highslide Galerie CE. À ce stade, Céline est devenue une doyenne des moteurs TTG. Son site précédent a servi d’inspiration pour le thème graphite, qui est dorénavant un des thèmes par défaut.
Son nouveau design est tout aussi magnifique, il est simple, propre et élégant.

Pour autant que je connaisse Céline, ses créations ont été non seulement d’excellents exemples pour les utilisateurs d’autres TTG,
mais ils ont servi d’inspiration pour mon travail de développement des outils TTG.

Avec le lancement de la nouvelle version de cfotogenic, j’ai voulu lui poser quelques questions :

TTG : Parlez-nous de votre travail photographique. Qu’est-ce qui inspire votre travail, et qu’espérez-vous communiquer aux visiteurs grâce à votre site?

Céline : J’ai commencé la photographie en 2004 après avoir découvert les macrophotographies de Sophie Thouvenin et j’ai soudain ressenti le besoin d’échanger mes pinceaux pour un appareil photo. Mon inspiration première et actuelle est indéniablement la photographie de voyage. Mon premier voyage en solitaire en Malaisie a été le déclencheur d’une longue lignée d’aventures à l’étranger et est devenu non seulement une passion mais un réel besoin.

Je ne sais pas vraiment si je suis plus une voyageuse ou une photographe, mais ce dont je suis certaine, c’est que j’aime découvrir de nouvelles contrées et, plus encore, me rapprocher de la population locale. J’essaie, de plus en plus, de me concentrer sur un sujet précis avant mon arrivée dans un nouveau pays. Une fois de retour, je publie des articles sur mon blog, illustrés de photographies.

Ce qui es touchant, c’est lorsque certaines personnes me disent qu’ils sont capables de ressentir une âme dans mes images et une relation étroite avec les personnes rencontrées. Le plus beau cadeau, c’est d’être capable de transporter les gens à ces endroits pour qu’il n’y ait presque aucune distance entre eux et la scène capturée. Il y a de nos jours des milliers de photographies et ma contribution sera de montrer mon regard et ma vision sur le monde.

TTG : Comment avez-vous défini la nouvelle apparence de votre site?

Céline : La première version de mon site était essentiellement destinée à mes amis et à ma famille. Grâce à plusieurs publications d’articles dans le magazine Le Monde de la Photo, j’ai réalisé que mon site attirait de nombreux visiteurs et j’ai pensé qu’il était temps de reconsidérer sa philosophie et de passer au cran supérieur.

Ma première tâche fût de faire un tri strict dans mes photos. Cet exercice fût difficile et fastidieuse. Je souhaitais également que la navigation d’une galerie à l’autre soit plus fluide. Pour finir, le design du site a été un élément clé de cette nouvelle version. Je cherchais quelque chose de plus raffiné, élégant et épuré. C’est une des raisons pour laquelle j’ai opté pour un fond blanc. Le diaporama sur la première page montre un échantillon de mon travail. J’ai relié chaque image à un verbe, pour que ce soit une invitation au voyage.

TTG : Comment TTG vous a-t-il permis de réaliser votre site?

Céline : Un avantage significatif de TTG, c’est que l’on peut tout aussi bien créer un site web standard, en utilisant les modèles par défaut, que personnaliser le design avec quelques astuces et de l’imagination, afin de le différencier de tout autre site web TTG. Les possibilités de formatage et les ajustements sont abondants et cela laisse une grande flexibilité pour créer votre propre style. Un des principaux avantages de TTG c’est que vous n’avez pas besoin de connaissance en programmation html.

Grâce à TTG Auto Index CE, j’ai pu créer des sous-galeries et diviser les galeries principales par thèmes, par exemple, paysages, portraits, la photographie de rue. Un site bien structuré est essentiel pour que le visiteur puisse naviguer avec aisance et trouver rapidement ce qu’il recherche.

Un exemple de personnalisation : le bouton «<< retour » dans les galeries. Pour des raisons esthétiques, je ne souhaitais pas incorporer ce bouton dans la barre de menu. Je l’ai donc intégré dans l’image de l’en-tête grâce au texte « << retour ». Cela signifie que lorsque vous cliquez sur ce texte, vous serez redirigé vers la page précédente. En réalité, le lien se trouve sur tout l’en-tête, mais le visiteur ne s’en rendra pas compte, puisqu’il pointera automatiquement la souris sur le bouton retour. C’est une petite astuce qui va apporter un aspect différent à votre site.

L’intégration d’un blog WordPress me permet de faire vivre ce site en publiant régulièrement des articles sur mon travail photographique et mes voyages. Dans le futur, je souhaiterais également intégrer un module de géo localisation, pour permettre aux visiteurs de naviguer à travers une mappemonde et être redirigé vers les galeries spécifiques.

Les produits TTG sont flexibles et peuvent être aussi simple que complexe, selon le type de travail que vous souhaitez réaliser. Je vous suggère de les essayer et, au fil du temps, vous deviendrez de plus en plus confiant avec le produit et vous découvrirez de nouvelles fonctionnalités.

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Un grand merci à Céline pour ce bref entretien, et pour toutes les choses positives au sujet de TTG. Aussi pour partager ses voyages et ses belles photographies, rendez-vous sur cfotogenic .

Bien que cfotogenic soit principalement dédié à la photographie de voyage, Céline a également créé un site distinct pour présenter son travail macro, macromania.

Matthew Campagna, The Turning Gate

Mardi, 21 juin 2011
par Céline

Interview sur TTG

Bonjour,

Ce que je n’avais pas précisé dans le dernier post sur la nouvelle version de cfotogenic.com, c’est que le site a entièrement été conçu avec 3 modèles de TTG (The Turning Gate) :

-          TTG Pages (pour la structure du site, accueil, a propos, contact)

-          TTG Highslide Gallery Pro (pour la création des galeries) et

-          TTG Auto Index CE (pour les sous-galeries).

Matthew Campagna, fondateur de The Turning Gate a particulièrement apprécié la nouvelle mouture du site (esthétiquement et techniquement) et m’a demandé si j’acceptais de répondre à quelques questions sous forme de mini interview. Vous trouverez la rencontre virtuelle ici (en anglais, mais je tâcherai de le traduire).

Bonne soirée.

Céline

Mardi, 21 juin 2011
par Céline

cfotogenic 2ème génération

Bonjour à tous,

Après plus d’un an d’existence, le site et le blog cfotogenic change de peau.

Les visiteurs sont de plus en plus nombreux et il me semblait nécessaire de remanier la navigation ainsi que de faire un tri photo rigoureux. Cet exercice fût extrêmement complexe. D’une part, parce que chaque image a un coté émotionnel très fort pour moi et qu’il est, par conséquent,  difficile de se détacher du sujet pour évaluer si une photo est bonne ou non. D’autre part, parce qu’il me fallait reconsidérer la philosophie du site. Dois-je montrer un portfolio restreint, ou continuer à illustrer les pays et les lieux que je visite? J’ai essayé de combiner les deux, à savoir que ce site restera un site de voyages … photographiques.

J’ai ajouté au portfolio une galerie intitulée « coup de cœur ». Cette galerie, scindée en trois thèmes (Paysage, Rencontres et Urbain), sera régulièrement mise à jour, dès qu’une nouvelle image rentrera dans cette catégorie.

Je me réjouis de vos visites et vos commentaires sont toujours les bienvenus.

Céline

Vendredi, 17 juin 2011
par Céline

Article Photo & Sac à dos

Bonsoir à tous,

J’ai grand plaisir à vous annoncer la parution d’un nouvel article intitulé « Photo et Sac à dos » dans le dernier numéro du Monde de la Photo (disponible en kiosque à partir du 18 juin 2011).

Les 10 pages font partie d’un dossier spécial voyage et vous donneront quelques clés précieuses, pour que votre voyage photographique soit une réussite. Les différents thèmes, abordés de manière chronologique, sont aussi bien matériels et techniques qu’organisationnels et comportementaux.

Dans la première partie, vous trouverez quelques conseils quant à la préparation au voyage: le choix du matériel, la connaissance technique de celui-ci, le type de logement et de transport sur place, afin de faciliter le travail photographique. L’assurance de son matériel et les précautions médicales à prendre avant le départ sont brièvement mentionnés.

Par la suite, j’aborde le coté culturel et philosophique du voyage photographique, ainsi que l’approche et le respect des populations locales. Quelques anecdotes et conseils techniques sont illustrés et commentés. Pour finir, il me semblait précieux d’expliquer que le retour de voyage ne doit pas être la fin, mais bien la continuité du travail de photographe.

Je ne vais pas vous en dévoiler davantage et je vous invite à découvrir ce dossier directement dans le magazine chargé en couleur.

Céline

Le Monde de la Photo, Numéro 37

« Mais qu’entend-t-on par photo de voyage ? Céline Jentzsch, photographe globe trotteuse expérimentée, tente de répondre à cette question dans un guide pratique qui éclairer la lanterne des plus novices en la matière. De pratique photographique, il est bien sûr question. Mais Céline s’attache avant tout à montrer l’importance du comportement et de l’attitude à adopter sur place, avec les gens. Préalable indispensable à la réussite de ses clichés. Il ne s’agit pas d’un cours magistral, mais d’un récit basé sur diverses expériences vécues, que l’auteur nous raconte ici avec enthousiasme. »

 

Dimanche, 29 mai 2011
par Céline

Imaginez un pays …

Bonjour à tous,

La plupart de mes derniers articles avaient pour thèmes des retours de voyages, et pour changer, pourquoi ne pas vous parler aujourd’hui de la préparation d’un futur voyage, aussi bien physique que matérielle.

La destination est déjà fixée. Ce sera une aventure de 3 semaines en Asie Centrale, sous-région du continent asiatique, que je n’ai, jusqu’à présent, jamais explorée. Une rencontre avec Alice Plane il y a quelques semaines, à la Foire du livre de Saint-Louis (68), m’a confirmé que c’est là que je voulais poursuivre ma découverte du monde (Alice Plane, À l’auberge de l’Orient).

L’introduction de mon guide de voyage commence ainsi : « Imaginez un pays où même Tintin ne serait jamais allé poser le pied … le Kirghizistan est à la fois une tentation et une folie. L’aventure avec un grand A. » Ça me plait ! Mes yeux parcourent les lignes et une agitation incontrôlable m’envahit. Mais il faudra attendre encore quelques semaines avant de pouvoir pénétrer dans ce pays inconnu, doté de peu d’infrastructures et où l’on ne parle que russe ou kirghiz.

Pourtant, chaque voyage commence dès lors que j’ai choisi la destination. Me plonger dans des guides, survoler du regard les cartes, découvrir des toponymes à l’orthographe imprononçables et imaginer différents itinéraires sont autant de moyens de voyager. L’impatience à prendre la route devient parfois insupportable. Je ne vous cache pas qu’à cette excitation se rajoute aussi une part d’appréhension de l’inconnu. Mais une fois sur place, je sais que mon instinct et ma soif de découverte me feront oublier tout cela.

Outre une bonne préparation physique qui s’impose dans mon cas, puisqu’il y aura au programme un trek de 12 jours, la préparation du matériel est essentielle. Mon équipement photographique plein format est lourd, encombrant, et il va falloir faire des choix quant aux optiques à emmener. L’optique de base sera indéniablement le 24-70mm, f2.8. Je ne saurais partir sans mon téléobjectif, mais il me faudra alors certainement renoncer à mon macro 105mm, f2,8 et un objectif à focale fixe.
La durée du voyage exige suffisamment de cartes mémoires, et j’hésite à investir dans un videur de carte. Il me faudra plusieurs batteries, puisqu’il n’y aura pas de possibilités de recharger pendant plus de 10 jours. Mon sac photo est tout adapté à ce type de voyage. Le matériel photo est rangé dans la partie basse du sac. La partie haute permet d’emmener les affaires nécessaires pour journée: eau, petite trousse de premiers secours, coupe-vent etc.

D’autres informations suivront dans les prochaines semaines, mais en attendant, je vous envoie un bol d’air de la région d’Appenzell, que j’ai découverte l’an dernier (voir article) et qui m’a charmée par son rythme de vie à l’ancienne. Ce weekend avait lieu la transhumance estivale des vaches et des chèvres vers les pâturages d’altitude du Seealpsee. C’était le moment idéal pour admirer les troupeaux dans les herbes hautes et fleuries.

A bientôt,

Céline

Dimanche, 15 mai 2011
par Céline

Sultanat d’Oman – La Grande Mosquée du Sultan Qaboos

Bonjour à tous,

Nous allons aujourd’hui faire une petite escapade culturelle et architecturale au sein de la Grande mosquée du Sultan Qaboos.
Jusque là, l’édifice qui m’avait le plus impressionné et qui avait provoqué en moi une émotion particulièrement forte, était le Taj Mahal, en Inde. Quelle fut donc ma surprise en pénétrant au cœur de cette majestueuse mosquée, réputée pour être la plus somptueuse du pays et même de ses pays voisins.

J’ai été émerveillée par sa grandeur, éblouie par la blancheur, la douceur et la pureté du marbre, fascinée par l’alliance du modernisme et de la tradition. Le soleil de cette fin de matinée et la chaleur oppressante ne faisaient qu’amplifier cette notion d’éblouissement visuel et émotionnel dans ce lieu calme et paisible.
La salle principale est magistrale, aussi bien pour sa démesure que pour la beauté des matériaux utilisés.
Lorsque je me trouve dans des lieux comme celui-ci, je me demande comment capturer cet espace en photographie, ainsi que l’ambiance qui s’en dégage. Ainsi, j’espère réussir à vous faire percevoir la pureté et la sérénité de cet endroit, ainsi que la démesure.

De jeunes étudiantes visitaient la mosquée avec leurs professeurs. Très curieuses, mais timides, je les voyais en train de m’observer. Les plus téméraires sont venues vers moi et m’ont demandé si elles pouvaient me prendre en photo avec elles. Ce fut pour moi comme un invitation à en faire de même.

La mosquée en quelques chiffres:
- Inauguration du lieu par le Sultan en mai 2001
- La construction dura 6 années
- D’une superficie de 416 000 m2, ce lieu de culte peut accueillir 20 000 fidèles.
- La salle principale peut accueillir 6 600 participants à la fois.
- Le tapis persan a entièrement été tissé à la main par 600 professionnels, il a une superficie de 4 200 m2. Sa confection a nécessité 4 années de travail.
- Les lustres: il y a plus de 35 lustres en cristaux de Swarowski. Le lustre principal mesure 8 mètres de diamètres, 14 mètres de haut, pèse 8 tonnes et comporte 1 122 ampoules.

Céline

Jeudi, 14 avril 2011
par Céline

Sultanat d’Oman

En forme de virgule, le Sultanat d’Oman est la jonction méridionale entre l’Arabie et l’Inde. Un vaste désert, ainsi que de nombreuses chaînes montagneuses, couvrent plus des deux tiers du pays et la vie s’organise surtout au bord de la mer d’Arabie, à l’exception de la région de Nizwa, ancienne capitale du Sultanat.

Ouvert depuis peu au tourisme, je découvre en quelques jours un pays d’une grande richesse naturelle et culturelle. Les montagnes brutes et rocailleuses sont majestueuses, les forts et châteaux sont omniprésents, la mer est d’un turquoise éclatant. Cependant, c’est l’hospitalité des Omanais qui m’aura le plus marqué. J’approche toujours une nouvelle culture avec beaucoup de respect et une certaine distance, mais les premières rencontres, parfois brèves, ne tardent pas à venir. C’est l’occasion pour moi, de découvrir le coté plus humain de ce lieu et je suis charmée par le naturel et l’accueil du peuple omanais.

Ici tout semble paisible et calme. Est-ce la blancheur immaculée du décor qui donne cette impression d’apaisement, ou les 37 °C qui nous plongent dans une sorte d’abattement? Même les souks me paraissent plus sereins qu’ailleurs. J’aime me laisser flotter dans ce décor, respirer les émanations d’encens et de parfum qui s’échappent de chaque coin de rue et qui se mêlent parfois aux odeurs d’épices et de cuisine.

Je vous présenterai lors de la prochaine série, quelques photos de la Grande Mosquée du Sultan Qaboos, lieu de culte d’une grande beauté, le Wadi Shab (lit de rivière bordé de palmier-datiers), et la côte entre Muscat et Sur. Mais en attendant, voici un petit éventail de ce beau pays que j’espère revoir.

Céline

 

Dimanche, 3 avril 2011
par Céline

Pétales de tulipes

Un bouquet de tulipes posé sur la table me rappelle l’impermanence des choses. Ces fleurs, fraîches et joyeuses il y a quelques jours encore, montrent leurs premiers signes de vieillesse. Les ridules apparaissent lentement sur l’extrémité des pétales, les nervures se font plus visibles, les limbes se rétractent, le dessèchement est entamé.

« L’impermanence« , symbolisé par la fleur, est une des doctrines du Bouddhisme qui tente de montrer que tout est en constante mutation, que rien ne persiste à jamais de la même manière. La conscience de l’impermanence est une pratique du Bouddhisme qui vise à effacer les souffrances créées par les changements dans notre vie et à accepter que chaque chose se recompose constamment.

Sans partir dans des discussions philosophiques, je souhaite simplement vous montrer quelques photos macros de ces tulipes, réalisées aux premières lumières de printemps avec mon objectif macro, 105mm f2,8.

J’en profite pour vous rediriger vers mon autre site de fleurs macros: Macromania.

Céline

Mercredi, 30 mars 2011
par Céline

Le Monde de la Photo, Hors-série Lightroom 3

Bonjour à tous,

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie du Hors-série Lightroom 3, publié par le Monde de la Photo.

Le magazine, d’une centaine de pages, a entièrement été rédigé par Gilles Theophile, à l’exception de l’article sur la partie web, dans lequel j’explique comment créer son site web avec Lightroom et TTG (The Turning Gate). L’article de dix pages décrit les différentes étapes de la mise en place d’un site web, avec de nombreuses captures d’écran, illustrées par mon site macromania.

Ce magazine est un véritable guide d’utilisateur et couvre les 5 modules du logiciel grâce à des cas pratiques, des tutoriaux et un CD rom, avec une heure de video tirée de la formation Video2Brain.

Bonne lecture et bon travail dans Lightroom.

Céline

 

Samedi, 26 mars 2011
par Céline

Carnaval de Bâle by night

Il est 2h30 du matin lorsque le réveil sonne et je dois, ce matin-là, faire preuve d’une grande détermination pour me lever. Le Morgenstraich commence dans moins d’une heure et demi et marquera le début du Carnaval de Bâle (Basler Fasnacht). Cet évènement, célèbre en Suisse mais aussi dans toute l’Europe, débute par un défilé de lanternes, dans la nuit du dimanche au lundi suivant le mercredi des cendres. Il durera 3 jours et 3 nuits.

A cette heure, les rues sont déjà très animées et des centaines de personnes se dirigent à pied, à vélo, en tram ou en voiture, vers le centre ville. Après avoir bravé la foule, je me retrouve à la Marktplatz ou des milliers de personnes attendent le lancement des festivités.

A 4h00 sonnant (ponctualité suisse!), toutes les lumières du centre ville s’éteignent. Des cris et des sifflements laissent rapidement la place aux sons des fifres et des tambours qui se mettent à jouer dans la nuit à l’appel de «Morgestraich – vorwärts marsch!».

Les cliques escortent de grandes lanternes qui seront pendant quelques instants, les seules sources de lumière de cette ville. Il est inutile de vous dire que faire des photos dans ces conditions est extrêmement difficile (et puis, nous ne sommes pas là pour faire des photos, comme m’a fait remarquer une Bâloise, importunée par mon appareil). Un pied photo est donc impossible à transporter et à installer. Le flash n’est pas vraiment recommandé non plus, d’une part, parce qu’il briserait l’ambiance du décor, mais aussi parce qu’il pourrait éblouir les joueurs de flûtes et de tambours !

Cette marche terminée, il est temps de se rendre dans une de ces nombreuses Clique-Keller de la ville (cave) pour déguster la Mehlsuppe (soupe à la farine) ou une Zwiebelwähe/Käsewähe (tarte aux oignons ou au fromage). Certaines personnes iront ensuite se recoucher et les plus téméraires se rendront directement sur leur lieu de travail pour une demi journée. Parce que ici à Bâle, pendant le carnaval, les lundi et mercredi après-midis sont fériés.

Les jours suivants, les cliques déambules dans les ruelles et envahissent tout le centre la ville. Le programme est ponctué par les concerts des Guggenmusiken, le défilé des enfants et les Schnizelbänke. ce sont des chansons et poèmes humoristiques, mais satiriques, sur les erreurs des figures politiques ou économiques de la région. Le carnaval de Bâle est chargé d’éléments symboliques et de traditions, et je vous invite à en découvrir davantage ici.

Céline

Un petit clin d’œil au « Joueur de Fifre », peinture d’Édouard Manet, que j’ai reproduite sur une boite en bois, lorsque je pratiquais encore la peinture acrylique (1996).

Vendredi, 11 mars 2011
par Céline

Le Kerala et son thé

Bonjour,

Avant de vous dévoiler quelques photos de la cueillette de thé, prises sur les collines de Munnar au Kerala, je souhaite vous donner quelques informations sur cette boisson bienfaisante, deuxième breuvage mondial après l’eau.

Le théier est un petit arbuste de la famille des camélias. Grâce à une taille régulière, il est maintenu à une hauteur maximale de 1 mètre afin de faciliter la cueillette de ses bourgeons, pour la plupart faite à la main ou à l’aide de ciseau. Sans cette taille, cet arbre pourrait atteindre 15 à 20 mètres.
Ce qui m’a le plus impressionné, lorsque j’ai découvert le thé, c’est que chacun d’entre eux, aussi différents qu’ils soient par le goût et la forme, proviennent du même buisson : thé blanc, thé vert, thé noir, thé fumé etc., que l’on classe également en thés fermentés, non-fermentés et semi-fermentés. Ce qui différencie l’un de l’autre, c’est la manière dont les feuilles ont été travaillées une fois cueillies: torréfaction, flétrissage, dessiccation, roulage, fumage. Ces processus donneront des thés sous forme de boules, de bâtonnets, de torsade, de perles ou de feuilles entières. La qualité du thé dépendra de la feuille cueillie, plus elle est jeune et fine, plus le thé sera de qualité (le thé blanc par exemple). Plus on descend sur la tige, plus le thé sera fort et moins savoureux.

Les connaisseurs de thé sauront qu’il existe de nombreuses similitudes avec le vin. En dégustation, nous parlons également d’arômes, de bouquet, de nez, de parfum, de saveur. Tout comme le vin, chaque thé sera différent d’une région à l’autre et d’un pays à l’autre, en fonction des conditions climatiques, de la nature du sol et des techniques de transformation. Le moment de la récolte étant la clé de la qualité et sera tout l’art du planteur, à la manière du viticulteur.

L’art du thé est passionnante et je vous invite à visiter quelques sites qui vous donneront des informations détaillées sur sa composition, sa production, ses vertus et son mode d’infusion : Le Palais des Thés, Mariage Frère, Les Jardins de Gaia.

Les puristes aimeront les thés purs, pour les autres, ils pourront déguster le doux parfum de la bergamote dans le Earl Grey, ou de la fleur de jasmin, de la rose, des fruits. Il existe une quantité innombrable de thés parfumés, sans compter les thés aux épices et au lait que nous trouvons en Inde ou dans l’Himalaya.

Petite astuce pour ceux qui ne veulent pas boire de thé le soir, de peur d’être privé de sommeil: la caféine du thé se libère dans les premières secondes de l’infusion. Pour « déthéiner » votre thé, verser de l’eau bouillante sur les feuilles et jeter là au bout d’une dizaine de secondes. Versez à nouveau l’eau frémissante en laissant infuser le temps nécessaire.

Mais revenons dorénavant à nos cueilleuses de thé du Kerala. Johnson, mon chauffeur/guide était originaire de Munnar et connaissait parfaitement les lieux. Des « Managers », se trouvant au bord de la route pour contrôler la cueillette, nous ont autorisé à pénétrer à l’intérieur des plantations et indiqué une parcelle ou allaient se rassembler les cueilleuses pour charger leurs récoltes de la journée (ce qui est normalement interdit aux « touristes »). Après quelques sites inadaptés à une séance photo, dû à une lumière en contre jour, nous sommes arrivés dans une endroit magique.
Après quinze minutes de marche, nous arrivons dans une cuvette verdoyante, entourée de collines. La lumière rasante du soleil commençait à dessiner des ombres au sol, lorsque j’aperçois une enfilade de femmes, ballot sur la tête, descendre à travers les plantations. Au loin, j’entendais résonner leur rire et je ressentais leur joie d’avoir fini leur journée de travail. J’étais troublée par la beauté de la scène. Les couleurs bigarrées du vert des théiers et des vêtements colorés étaient éblouissantes. Rapidement, la quiétude du lieu fût envahie par des discussions et des rires plus éclatants.

Comme souvent en voyage, j’ai eu un long moment d’observation et de réflexion. Mais lorsque je me suis retrouvée, entourée d’une cinquantaine de femmes, j’étais plutôt intimidée. Elles, trouvaient cela plutôt drôle de me voir ici et je les voyais sourire en même temps qu’elles échangeaient quelques mots interrogateurs avec Johnson.

La scène qui s’en suivie fut très animée. Chaque femme a fait peser son sac de thé et le contre-maître notait le poids de celui-ci à l’aide d’un petit appareil électronique (25kg par sac de thé). Les feuilles ont ensuite été étalées et mélangées au sol, puis remises en sac, avant d’être empilés sur la remorque du tracteur.
Une fois que tous les sacs étaient pesés, les cueilleuses sont parties se rafraîchir au bas de la colline, au bord d’un petit ruisseau.

Pardonnez-moi pour ce post un peu plus long que d’habitude, mais j’apprécie le thé et me replonger dans ce moment de rencontre avec ces femmes me laisse rêveuse. Leur large sourire est comme un reflet dans mon esprit et je ne peux m’empêcher d’avoir le sourire aux lèvres en vous écrivant ces quelques lignes. Tout y était, la joie de vivre, la complicité, la lumière. Pour clore ce beau moment, nous avons aperçu un éléphant sauvage, tout en haut de la colline … Le Kerala, dont le slogan est « God’s own country » (le pays de dieu) m’a une fois de plus rempli de joie.

Bon thé.

Céline

Dimanche, 13 février 2011
par Céline

Le commerce du riz et du gingembre à Cochin

Bonjour à tous,

Après vous avoir parlé des pêcheurs de sardines, je vous emmène dorénavant dans le quartier du commerce du riz et du gingembre. Je ne peux m’empêcher d’imaginer ces rues de Cochin, quelques siècles auparavant, lorsque l’explorateur portugais Vasco de Gama posa le pied sur cette terre, en 1498 et découvrit la richesse de ce sol. C’était le début de la colonisation.

La chaleur éblouissante et écrasante de ce début d’après-midi a plongé les étroites ruelles dans un moment d’accalmie et je peux observer par-ci, par-là, des hommes, couchés à même le sol, ou sur des caisses en train de faire la sieste.

En levant les yeux, j’aperçois un balcon. Le bâtiment semble être désaffecté et je monte les escaliers afin d’avoir une vue plongeante sur la ruelle. Alors que je prends quelques photos de cette mezzanine, un homme surgit derrière moi, journal à la main. Il venait lui aussi faire sa pause. Après avoir échangé quelques mots, je me dis qu’il ferait un sujet parfait, dans cet endroit si particulier. Je lui demande poliment si je pouvais prendre quelques photos, toujours en prenant soin de montrer le résultat au dos de l’appareil à la fin. Puis vient un autre jeune homme, dont le visage était recouvert de farine de riz. Rendez-vous tout à fait imprévu, qui correspondait parfaitement à ma quête de rencontres authentiques.

Le commerce du riz à CochinRencontre d'un homme à Cochin

Homme de Cochin Homme de Cochin Homme de Cochin

L’Inde est le premier pays producteur et exportateur de gingembre, ce rhizome piquant aux milles vertus. Il est aussi bien utilisé en cuisine qu’en médecine traditionnelle.

Des centaines de kilos de cette racine sont étalés dans de grandes cours, exposés directement au soleil. Le gingembre est ensuite trié en fonction de sa taille et mis en sac de toile de jute. Un entrepôt aux murs bleus m’a particulièrement inspiré. Les rayons du soleil qui perçaient à travers les hautes lucarnes se croisaient et déposaient au sol de grosses taches de lumière.

A bientôt, pour une nouvelle série.

Céline

Séchage du gingembre Séchage du gingembre Sieste sur caisse de gingembre Séchage du gingembre Entrepôt de gingembre Entrepôt de gingembre Entrepôt de gingembre Tri du gingembre

Dimanche, 6 février 2011
par Céline

Kerala, les pêcheurs de Cochin

Bonjour à tous,

Vous avez été nombreux à apprécier mon premier article sur le Kerala, et je souhaite, aujourd’hui, poursuivre ce voyage avec vous.

Après une première nuit chaude et moite à Cochin, dans un charmant « Homestay » (logement chez l’habitant), je pars à la découverte de cette ville portuaire.

Lorsque je voyage, j’ai quelques points d’intérêt mais, ce que j’aime surtout, c’est me perdre, me laisser porter par ma curiosité et m’offrir cette liberté de choisir telle ou telle direction. Pour moi, il n’y a rien de plus frustrant qu’un voyage organisé, où l’on vous impose les sites à visiter et surtout le temps à y consacrer.
J’avais donc l’intention de me rendre dans le quartier Juif, appelé également quartier des épices, mais ma première curiosité matinale me dirigea vers le petit port de Fort Cochin. J’aime observer l’agitation de ces pêcheurs bien organisés. Une fois les bateaux amarrés, tout doit aller très vite, afin de garder ces milliers de poissons au frais. L’odeur n’était d’ailleurs pas des plus agréables, avec une température d’au moins 30 degrés.

Il n’y avait pas un seul touriste à l’horizon, et je ne tardais pas à me faire remarquer, avec mon appareil photo à la main. Un homme, portant un turban autour de la tête, me fait signe de m’approcher, ce que je fis avec hâte et réjouissance. Ces hommes étaient aussi curieux que moi et, en quelques minutes, j’étais introduite dans ce tumulte coloré.

Je fus invitée à enjamber une étroite passerelle pour embarquer sur un de ces petits chalutiers, lourdement chargé en sardines et en glace pilée. Ces hommes avaient l’air heureux de ma présence, et consentirent allègrement à une séance photo. Je fus agréablement surprise par cette situation, au départ bien involontaire. Après avoir noté leurs coordonnées, pour leur envoyer quelques clichés, je me remis en route, vers les épices.

Techniquement, cette séance photo fut difficile. Le soleil était au zénith, les poissons et la glace étaient éblouissants, et je découvris la difficulté posée par les portraits de personnes à la peau matte, à contre-jour. Le post-traitement permet heureusement de rééquilibrer les images trop contrastées.

Je vous laisse vous promener à travers les images ci-dessous, et je continuerai cette visite avec une prochaine série consacrée au quartier des épices.

Céline

Samedi, 29 janvier 2011
par Céline

Macromania est en ligne!

Bonjour à tous,

j’ai le plaisir de vous présenter mon nouveau site de photographies: Macromania.  Ce site illustrera un projet rédactionnel sur la création d’un site web avec Lightroom et TTG (The Turning Gate). Je vous annoncerai en temps voulu la date de sortie du magazine (voir l’article ici).

Les photos présentées sur le site sont mes premières macrophotographies, lorsque j’ai débuté en photo, en 2003. Certaines sont encore des photos argentiques, scannées par la suite.

Site Macromania

Bonne découverte.

Céline

Mardi, 25 janvier 2011
par Céline

Kerala, janvier 2011

Mon année photographique a débuté sur une note épicée et mon esprit pétille encore de bonheur en repensant aux quelques jours passés au Kérala, la semaine passée.

L’État du Kérala est une petite bande de terre côtière de l’Inde du sud-ouest. Ce simple toponyme m’a toujours fait rêver, et j’ai pu vérifier à quel point ce sentiment était justifié. Je découvre une partie de l’Inde d’une richesse végétale et humaine sans précédent, et présentant un fort contraste avec l’extrême nord du pays ou le Rajasthan, beaucoup plus arides.

Au cours des prochaines semaines, je vous ferai découvrir cette région à travers quelques récits et photos thématiques. Nous irons au port de Cochin (Kochi) voir les pêcheurs de sardines, puis nous déambuleront dans le quartier Juif de cette ville portuaire, ou tout évolue autour du commerce du riz et des épices, à la rencontre d’hommes et de femmes que le travail harassant n‘a pas privé de sourire et de curiosité.

Après cette flânerie urbaine, nous rentrerons dans les terres, en prenant la route pour Munnar. Le paysage montagneux est connu pour ses plantations de thé, et c’est en explorant certaines vallées profondes que je vous dévoilerai quelques cueilleuses de thé, dont les coups de ciseaux sont vifs et précis.

Nous fermerons la boucle du Kerala en longeant les canaux d’Alleppey, bordés de cocotiers, et réserve naturelle et ornithologique d’une grande richesse.

Contrairement aux autres États d’Inde où l’hindouisme est la religion dominante, on note au Kérala une forte présence chrétienne. La majorité des habitants étant catholiques, nous retrouvons le symbolisme à chaque coin de rue, que ce soit par des pancartes annonçant des messes ou des festivités, mais aussi des icônes, des chapelets, présents dans chaque voiture, ou un simple médaillon accroché à une chainette dorée, autour du cou. Les églises se comptent par centaines et chacune d’entre elles portent le nom d’un saint.

Pour finir cette promenade, véritable fête des sens, je vous livrerai la recette du Garam Masala, un mélange d’épices utilisé dans la plupart des plats indiens, puisque c’est surtout de cette terre que proviennent les épices.

Afin de vous faire patienter un peu, voici quelques photos pour vous présenter cette terre particulièrement riche: café, thé, poivre, cacao, cardamome, cannelle, gingembre, tapioca, eucalyptus, ananas, hévéas et riz.

Namaskarum

Céline

Mercredi, 29 décembre 2010
par Céline

Balade en raquettes dans les Vosges.

Bonjour à tous,

Le jour qui suivi Noël se prêtait parfaitement à une sortie matinale dans les Vosges, muni de raquettes à neige. La température était glaciale, -12 degrés, mais les conditions étaient idéales pour se dégourdir les jambes après avoir festoyé deux jours en famille: neige fraîche, soleil et vue sur les Alpes.

L’intérêt d’une promenade en raquette, c’est le plaisir de se retrouver seul dans un milieu sauvage et vierge, loin des installations mécaniques dont nous avons besoin pour skier, et de pouvoir profiter du silence de la nature. Les seuls bruits environnants sont le grincement des pas sur la neige, le chant des oiseaux et le va-et-vient de notre propre souffle. Cette activité permet également de découvrir la vie animale grâce aux traces que les bêtes laissent derrières elles sur la neige. J’ai été ravie de cette sortie revigorante et revitalisante.

Bonne balade.

Céline

Vendredi, 24 décembre 2010
par Céline

Joyeux Noël

Bonjour à tous,

L’hiver a frappé à notre porte il y a quelques semaines déjà. En Alsace, les 4 semaines précédant Noël sont riches en traditions. Les villes et villages revêtent leurs guirlandes lumineuses et préparent leurs marchés de Noël, ces petits chalets en bois, dont s’échappent les odeurs de vin chaud, de crêpes et de pain d’épices.

À la maison, ce sera la confection de la couronne de l’Avent, la cuisson du foie gras, la fabrication de petits fours (bredala) et du berawecka qui animeront les journées hivernales avant Noël.

A l’aube des festivités, je vous souhaite à tous, de très joyeuses fêtes de Noël au sein de votre famille, ou parmi vos amis. Que ces moments de retrouvailles vous apportent du bonheur et de l’allégresse.

Merci à vous pour votre présence sur ce blog et vos commentaires qui sont toujours les bienvenus.

Joyeux Noël,
Céline

Dimanche, 28 novembre 2010
par Céline

Baeckeoffe … c’est quoi?

Bonjour à tous,

Je vous avais promis, au début de ce blog, de publier de temps en temps des recettes de cuisine, et bien en voilà une!

Le Baeckeoffe, signifiant « four du boulanger » est un plat traditionnel alsacien composé de pommes de terres, de légumes et de viande. Les femmes déposaient le plat en terre cuite le lundi matin chez le boulanger qui avait déjà fini de cuire son pain et elles profitaient ainsi de la chaleur du four. Ce plat nécessite en effet un temps de cuisson de minimum 3 heures, et il sera encore plus fondant si vous le laissez cuire au moins 4 heures. Cette potée est cuisinée dans les ravissantes poteries traditionnelles de Soufflenheim. Et s’il y a de nombreuses variantes de Baekeoffe (au poisson par exemple), je vous décrirai ci-dessous la manière dont je le prépare habituellement.

Pour une terrine de 8 personnes:

3 kg de pommes de terre,

2 gros oignons,

1,5 kg de viande: veau, agneau et pieds de porcs,

75 cl de vin blanc, de préférence du Riesling,

75 cl de bouillon,

Sel, poivre, thym, feuilles de laurier … et beurre.

Émincez les pommes de terre et les oignons. Détaillez la viande en cubes. Recouvrir le fond de la terrine avec une couche de pommes de terres, d’oignons et de quelques dés de beurre. Salez et poivrez. Disposez les morceaux de viandes au dessus des oignons. Procédez ainsi de suite, jusqu’à ce que la terrine soit pleine. Pensez à bien saler entre chaque couche. Terminez par une couche de pommes de terre, déposez les brins de thym et les feuilles de lauriers. Recouvrez le tout d’un mélange de vin blanc et de bouillon (moitié-moitié). Mettez au four (230 °C), minimum 3 heures.

Comme je l’évoquais précédemment, il y a plusieurs façons de préparer le Baeckeoffe. La recette traditionnelle contient des carottes, du poireau et parfois du céleri. On peut également varier les viandes (porc ou bœuf), que l’on aura mis à mariner la veille, dans un mélange de vin blanc et d’épices.

Et maintenant, le tout en image ci-dessous. Je dois avouer que cuisiner et faire les photos en même temps n’est pas chose facile. J’espère également que mes hôtes m’auront pardonné de mes brèves absences pour prendre ces quelques photos.

Bon appétit!

Et puis, comme l’hiver a fait son apparition en Alsace ce weekend, je vous joins également quelques clichés pris hier matin de bonne heure, à la Petite Camargue alsacienne.

A bientôt,

Céline

Dimanche, 21 novembre 2010
par Céline

Couleur Miel

Au cours d’un voyage, il y a des moments qui ne vous laissent pas indifférents. Je pense souvent à ces quelques heures passées en compagnie de deux femmes, rencontrées lors d’une marche dans la région de Pokhara, au Népal.

Il était déjà tard en début d’après-midi et notre estomac commençait à crier famine. Les guesthouses avaient été rares sur les dernières heures de marche, et nous avions épuisé nos maigres victuailles. Heureusement, notre guide Bam, que la faim tenaillait également, a timidement passé la tête par la porte d’une petite maison, pour demander si nous pouvions manger quelque chose.
Visiblement ce n’était pas une auberge, mais la femme, qui tenait une petite épicerie à coté, nous a chaleureusement ouvert la porte de sa cuisine pour que nous puissions y cuire un Dal Bhat, le plat népalais composé d’un curry de légumes, de lentilles et de riz. Nous voilà derrière le fourneau en train d’éplucher les oignons, les pommes de terres et le gingembre. Le riz et les lentilles sont déjà en train de cuire, et il n’y a plus qu’à attendre.

Pendant ce temps, Aamaa (qui veut dire Maman en népalais) me prend par la main, pour m’emmener à l’arrière de la maison. Elle me montre avec enthousiasme les ruches, accrochées en façade. Puis, me tenant toujours par la main, m’emmène à la rencontre de sa fille dans la cour arrière. Les deux femmes disparaissent quelques secondes et reviennent avec un petit récipient rempli de miel.

Sans avoir eu le temps de réaliser, Aamaa m’enfilait en bouche une pleine cuillère de ce nectar fraîchement récolté. Je n’ai pas eu le temps non plus de retirer les quelques fourmis gourmandes, mais quel doux moment. J’observais ces deux femmes en train de filtrer le miel et de me remplir un petit pot, que j’allais transporter tout le long du trek. Je repensais à elles tous les matins, lorsque je tartinais de miel mes pains tibétains ou mes chapatis. Je me disais que ces moments inoubliables étaient un cadeau de la vie.

Aamaa et sa fille ne pratiquaient pas l’anglais, mais leurs gestes affectueux et leur regard plein de douceur parlaient pour elles. Nous avons passé un moment très agréable en leur compagnie et le départ, quelques heures plus tard, fut difficile. Je les revois encore nous faire signe, jusqu’à ce que nous disparaissions.

Céline

Dimanche, 7 novembre 2010
par Céline

Le peintre inconnu du Jardin du Luxembourg – Paris

Bonjour,

J’ai profité de ma visite au Salon de la photo à Paris, pour faire une petite escapade en ville et entre autre, dans le Jardin du Luxembourg.

La plupart des arbres sont dénudés en cette saison, mais les feuilles colorées tapissent encore le sol et donnent une ambiance cotonneuse. Ce samedi matin là, quelques courageux pratiquaient leur sport hebdomadaire, comme la course à pied ou le Tai Chi.

Et puis, il y avait ce peintre, solitaire, qui se fondait à merveille dans ce décor automnal et qui peignait, dans des tons sépias, cette allée d’arbres dégarnis avec en arrière-fond les bassins du Jardin.

Pour en revenir au Salon de la Photo, ce fût pour moi une excellente opportunité de rencontrer les personnes avec qui j’ai travaillé ces derniers mois. Il paraît que le livre « Lightroom 3 par la pratique » de Gilles Théophile est un réel succès, et les Éditions Eyrolles guète une éventuelle rééditions … 1 mois seulement après la publication.

A bientôt.

Céline